[Switch 2] IZ2S Platform 0.16.0-rc.5 développe un environnement homebrew modulaire
[Multi] RetroArch : cinq avancées majeures pour les ROMs, Android, la PS3 et le netplay
[PSP] PPSSPP lance désormais des jeux PS1 avec POPS, sans convertir les images disque
[3DS] Kid Icarus: Uprising gagne la visée au C-Stick et au gyroscope grâce à Darkshade
[PS5] Orbit Play 0.5.0 permet de jouer à distance sans compte PSN ni ouverture de portsLe développeur byizmysh poursuit la construction d'un environnement homebrew modulaire pour Switch 2 avec IZ2S Platform 0.16.0-rc.5, publié le 27 octobre 2026. Cette nouvelle préversion répare la bibliothèque d'applications du menu IZPSlauncher, apparu quelques heures plus tôt, et complète une plateforme pensée pour gérer les modules depuis un ordinateur Linux tout en les présentant dans une interface sur la console. L'ensemble repose encore sur la voie d'accès ouverte par ns2jb et reste expérimental.
IZ2S Platform n'est pas un nouveau custom firmware. Le projet associe un panneau de contrôle exécuté sur PC, un moteur de connexion, un programme d'amorçage et un menu affiché sur Switch 2 à travers SmileBASIC. L'objectif est de permettre aux développeurs de distribuer des modules indépendants et aux utilisateurs de les charger sans reconstruire chaque fois leur environnement.
Un nouveau menu IZPSlauncher et une bibliothèque corrigée
La version 0.16.0-rc.4 avait ajouté IZPSlauncher, un second environnement graphique aux côtés d'IZlauncher. Il propose des cartes verticales, des catégories, une recherche et des commandes permettant de retirer une application de la session console sans effacer sa copie sur le PC. Un historique unifié récapitule également les installations, mises à jour et suppressions réalisées.
Une anomalie empêchait toutefois ce nouveau menu de reconnaître les modules conçus pour IZlauncher : la bibliothèque apparaissait vide, alors que les paquets étaient présents. La version 0.16.0-rc.5 corrige l'identification du format de module, harmonise les contrôles entre le panneau PC et le menu natif, puis ajoute des tests de régression couvrant le chargement des paquets. Ces vérifications ont été réalisées avec des environnements simulés, pas avec une validation complète sur Switch 2 réelle.
File Exchange inclus, streaming et YouTube en modules séparés
Le paquet de base fournit File Exchange, qui permet de parcourir ou transférer par FTP certains fichiers appartenant à SmileBASIC. Le développeur insiste sur cette limite : il ne s'agit pas d'un accès libre à l'ensemble du stockage de la console. Les moteurs ns2jb de pepsipu et kurumuz peuvent être récupérés séparément depuis le panneau, tandis que l'implémentation IZMYSH est fournie avec la plateforme.
Deux autres projets du même auteur peuvent être installés à part. BlitBun diffuse la vidéo et l'audio d'une application PC vers la Switch 2, avec des profils pour les modes portable et docké. VacooTube propose un lecteur YouTube contrôlable à l'écran tactile ou à la manette, mais dont une partie du traitement continue de s'effectuer sur le PC. Ni ces modules ni des jeux ne sont inclus automatiquement dans l'archive principale.
Linux uniquement et tests matériels encore incomplets
L'installation est prévue pour Debian, Ubuntu et les distributions basées sur Arch. Linux x64 a fait l'objet de vérifications de compilation et d'installation ; ARM64 reste une cible déclarée mais insuffisamment validée, et Windows comme macOS ne sont pas pris en charge. Le fonctionnement demande également la préparation d'un appareil ARM servant à l'entrée USB, ainsi qu'une configuration spécifique de SmileBASIC.
L'auteur précise que le nouveau menu IZPSlauncher a été vérifié avec Vulkan sur ordinateur, sans test physique de cette version sur Switch 2. Il recommande de sauvegarder les programmes SmileBASIC existants avant toute manipulation, car la procédure d'amorçage peut remplacer un emplacement de code ou une sauvegarde. Cette publication marque une étape intéressante dans l'organisation des homebrews Switch 2, mais pas encore l'arrivée d'une plateforme éprouvée pour le grand public.
Sources et téléchargements
IZ2S Platform 0.16.0-rc.5 — préversion et archive officielle / IZPSlauncher — nouveautés de la rc.4 / Documentation et captures officielles / BlitBun / VacooTube.
L'équipe Libretro vient d'intégrer plusieurs améliorations importantes à RetroArch, son interface d'émulation multiplateforme. Entre le 26 et le 27 octobre 2026, les contributions se sont multipliées : analyse des bibliothèques de jeux plus rapide, commandes Android plus réactives, prise en charge des grandes archives ZIP, nouvelles possibilités de rendu sur PS3 et correction de la synchronisation des sticks analogiques en netplay. Ces changements concernent la branche de développement et ne correspondent pas encore à une nouvelle version stable regroupant l'ensemble des nouveautés.
Une bibliothèque de jeux plus rapide à analyser
Le développeur Davey-Hughes a fait fusionner une refonte du scanner de contenus, via la contribution #19920. Le traitement des fichiers et certaines opérations de lecture peuvent désormais être parallélisés, ce qui accélère sensiblement la création de listes de jeux dans les configurations mesurées.
La reconnaissance progresse également : les jeux PlayStation peuvent être identifiés à partir de leur fichier SYSTEM.CNF, tandis que les titres Nintendo 3DS bénéficient de l'exploitation de données NCCH. Les gains dépendent du stockage et de la plateforme ; certaines optimisations parallèles ne s'appliquent pas à la Wii U ou à la PS Vita.
Android : moins de latence dans les commandes
Trois contributions de Bradleyw801 (#19923, #19924 et #19925) corrigent différents problèmes de gestion des entrées sous Android. Elles réduisent l'accumulation de commandes dans certaines situations, améliorent la réactivité tactile et corrigent l'affectation de plusieurs manettes. Les tests du développeur évoquent des retards pouvant auparavant atteindre dix secondes dans des cas particuliers. Il ne s'agit pas d'une réduction universelle de dix secondes de la latence de tous les jeux.
ZIP64 : des archives de plus de 4 Go
Le moteur de gestion des archives évolue lui aussi. Plusieurs commits du 27 octobre ajoutent notamment le format ZIP64, nécessaire pour dépasser certaines limites du ZIP classique, ainsi que des améliorations de l'extraction progressive et des contrôles d'intégrité. Les méthodes Deflate64, LZMA et bzip2 font partie des travaux concernés. Cette évolution intéresse particulièrement les collections contenant de gros fichiers, mais la compatibilité réelle dépend toujours des capacités de la plateforme et du cœur utilisé.
PS3 : une nouvelle interface de rendu matériel RSX
Sur PlayStation 3, deux commits introduisent un contexte graphique natif permettant aux cœurs Libretro adaptés de dialoguer plus directement avec le processeur graphique RSX. Les changements prévoient notamment une meilleure gestion des textures et de la synchronisation GPU, avec l'objectif de limiter certaines copies passant par le processeur central. Il s'agit d'une infrastructure expérimentale : elle n'accélère pas automatiquement tous les émulateurs et aucun gain de FPS généralisable n'a été confirmé.
Netplay : les sticks analogiques mieux synchronisés
Enfin, une correction du 27 octobre améliore la transmission des entrées analogiques en multijoueur réseau, particulièrement utile pour les cœurs utilisant des commandes de type Nintendo 64 ou GameCube. Le protocole netplay évolue vers la version 8 pour prendre en compte ces données. Cette modification implique des précautions de compatibilité entre versions de RetroArch : les anciens clients peuvent être refusés lorsque la synchronisation analogique est activée. Cela ne signifie pas pour autant que tous les jeux N64 ou GameCube deviennent jouables en netplay.
Des améliorations prometteuses, encore en développement
Ces cinq chantiers montrent que RetroArch continue d'évoluer aussi bien sur ses fonctions communes que sur des plateformes spécifiques. Il faut néanmoins distinguer les commits intégrés à la branche principale d'une version officiellement publiée : la disponibilité dans les builds destinés au grand public peut varier, et plusieurs changements nécessitent encore des essais sur matériel réel. Les utilisateurs souhaitant profiter immédiatement de ces nouveautés devront suivre les compilations et annonces officielles du projet.
Sources et téléchargements
Analyse des ROMs - PR #19920 / Android - PR #19923 / Android — PR #19924 / Android — PR #19925 / ZIP64 / Rendu RSX PS3 / Netplay analogique / Versions officielles de RetroArch.
Le développeur Henrik Rydgård et les contributeurs de PPSSPP viennent de franchir une étape inattendue : l'émulateur PSP peut désormais lancer des jeux de la première PlayStation en s'appuyant sur POPS, l'émulateur PS1 intégré autrefois au firmware de Sony. Après l'arrivée du démarrage des EBOOT le 21 octobre 2026, une contribution fusionnée le 23 octobre ajoute directement les images de disques PS1, sans conversion préalable. Cette fonction est intégrée au code de développement, mais aucune nouvelle version stable ne la propose encore.
PPSSPP était jusqu'ici surtout connu pour faire fonctionner les jeux et homebrews PSP sur ordinateur, Android et iOS. La PSP originale savait aussi lancer des titres PlayStation grâce à POPS, un ensemble de modules propriétaires du firmware. Plutôt que de créer un émulateur PS1 indépendant, PPSSPP reproduit désormais l'environnement matériel et logiciel nécessaire pour exécuter les modules Sony eux-mêmes.
POPS fonctionne à l'intérieur de la PSP émulée
Le nouveau chemin de démarrage charge notamment popsman.prx et le module POPS correspondant au modèle de PSP. Il émule les interactions avec le processeur Media Engine, utilisé pour le son, ainsi qu'avec le moteur graphique GE. Les développeurs ont dû adapter la gestion des registres matériels, des interruptions et des images vidéo, en particulier pour éviter des défauts d'affichage lorsque la résolution dépasse celle d'origine.
Les premiers essais documentés comprennent des EBOOT convertis de Crash Bandicoot et Final Fantasy VI, avec image, son, commandes et sauvegardes. Le menu HOME de POPS et les cartes mémoire virtuelles font également partie du fonctionnement testé. Il s'agit de résultats obtenus par les contributeurs, pas d'une garantie de compatibilité pour l'ensemble du catalogue PS1.
Les images BIN/CUE, CHD et autres formats se lancent sans conversion
La contribution du 23 octobre va plus loin que la prise en charge des fichiers EBOOT.PBP. PPSSPP accepte désormais des images BIN/CUE, CCD/IMG, MDS/MDF, CHD et ISO. Le programme présente virtuellement l'image comme un EBOOT compatible avec POPS : il construit les en-têtes nécessaires en mémoire, mais lit les données directement dans les fichiers du disque. Aucun gros fichier PBP intermédiaire n'est créé sur le stockage.
Cette méthode conserve les informations de pistes, notamment pour les jeux utilisant des pistes audio CD, et évite de demander à l'utilisateur une conversion préalable avec un outil externe. Le navigateur de jeux reconnaît les nouveaux formats et tente de masquer les fichiers secondaires déjà décrits par un CUE. Les archives ZIP et 7z contenant une image PS1 peuvent également être installées dans la bibliothèque.
Une avancée expérimentale qui demande le firmware PSP
Il reste une différence importante avec les jeux PSP habituels : POPS étant un composant de Sony, PPSSPP ne le distribue pas. L'utilisateur doit disposer des modules provenant d'un firmware PSP obtenu légalement et les installer dans l'environnement de l'émulateur. La documentation du projet décrit notamment l'utilisation des firmwares 6.60 et 6.61. Les travaux mentionnent aussi des adaptations à plusieurs versions plus anciennes, mais la compatibilité réelle peut varier.
Les jeux multidisques ne sont pas encore pris en charge dans ce nouveau chemin de chargement des images, et certains titres PAL protégés par LibCrypt peuvent demander des corrections spécifiques. Les performances dépendent également de l'appareil et du moteur graphique. Enfin, aucune release stable ne correspond encore à cette fonctionnalité : les utilisateurs intéressés doivent attendre une prochaine version ou utiliser une compilation de développement en connaissance de cause.
Cette évolution ne transforme donc pas PPSSPP en émulateur PS1 universel. Elle permet surtout de retrouver, à l'intérieur d'une PSP émulée, le fonctionnement de POPS tel que Sony l'avait conçu. C'est une avancée technique notable pour la préservation et l'étude de l'écosystème PSP.
Sources et téléchargements : Images PS1 sans conversion - contribution fusionnée le 23 octobre / Démarrage des EBOOT PS1 via POPS / Correctifs graphiques POPS / Documentation technique officielle / Versions officielles de PPSSPP.
Quatorze ans après la sortie de Kid Icarus: Uprising sur Nintendo 3DS, le moddeur Darkshade vient de s'attaquer à l'un des aspects les plus controversés du jeu : ses commandes au stylet. Publié le 24 octobre 2026, son patch communautaire ajoute une visée au C-Stick et au gyroscope, tout en conservant les commandes tactiles d'origine. Il fonctionne sur une véritable 3DS modifiée comme dans les émulateurs compatibles, et propose plusieurs adaptations destinées à rendre l'aventure de Pit plus confortable à jouer.
Sorti en 2012, Kid Icarus: Uprising mélange séquences de tir aériennes et combats terrestres. Pour viser, Nintendo avait privilégié l'écran tactile, au point de fournir un support physique avec certaines éditions du jeu. Cette prise en main originale a longtemps compliqué les parties pour les joueurs préférant des commandes plus classiques. Le nouveau patch ne se contente pas de réaffecter des boutons : Darkshade a modifié le comportement de la caméra, du réticule et de l'assistance à la visée.
Une véritable visée au C-Stick, avec assistance contextuelle
Sur New Nintendo 3DS, le petit C-Stick permet désormais de diriger le réticule à 360 degrés. Le Circle Pad Pro est également pris en charge. Une assistance légère aide à accrocher les cibles, tandis qu'un suivi plus marqué intervient pendant le tir, avec une efficacité qui diminue selon la distance et les mouvements de l'ennemi. Le joueur peut aussi passer rapidement d'une cible à une autre d'une impulsion directionnelle. En combat terrestre, la caméra tente de suivre l'adversaire visé ; dans les phases aériennes, le réticule se recentre lorsqu'il n'est plus manipulé.
Le gyroscope et une vue subjective repensée
Le patch introduit également la visée par mouvements de la console, inspirée notamment de The Legend of Zelda: Ocarina of Time 3D. Cette fonction peut être activée ou désactivée pendant la partie avec une commande configurable, et son état est conservé au redémarrage. La sensibilité continue d'utiliser les réglages existants du jeu. Darkshade a aussi prévu la gestion de la mise en veille afin d'éviter qu'un mouvement effectué pendant la suspension ne décale la visée au réveil.
La vue à la première personne a été retravaillée pour que le réticule reste au centre pendant les mouvements de caméra, comme dans un jeu de tir classique. Elle devient également accessible pendant les combats aériens, ce que le jeu original ne permettait pas. Plusieurs ajustements des menus, de la pause et des boutons SELECT, ZL et ZR réduisent la nécessité d'utiliser le stylet, sans supprimer son fonctionnement d'origine.
3DS réelle, émulation et affichage panoramique
Le développeur fournit des variantes pour les éditions américaine, européenne et japonaise, couvrant les langues officiellement proposées. Sur une console réelle, il faut déjà utiliser Luma3DS et activer l'option de patch des jeux. Dans un émulateur compatible, les fichiers sont placés dans le dossier des modifications du titre. Des correctifs optionnels 16:9 et 21:9 sont également disponibles, mais uniquement pour l'émulation : ils ne sont pas destinés à l'écran d'une 3DS physique.
L'installation demande de sélectionner la bonne région et de sauvegarder les données ainsi que les anciens fichiers de modification. Des utilisateurs ont déjà signalé quelques anomalies, dont un plantage et un réticule parfois invisible : il s'agit donc d'un projet communautaire à tester avec prudence. Darkshade précise que la rétro-ingénierie a été assistée par intelligence artificielle, mais revendique les choix de conception, l'implémentation des fonctions et les graphismes du patch.
Sources et téléchargements : Annonce originale de Darkshade, démonstrations, guide d'installation et téléchargement / Présentation de GBAtemp (25 octobre 2026).
Le développeur saawant12 vient de publier Orbit Play 0.5.0, une nouvelle version de son application de Remote Play destinée aux PlayStation 5 déjà jailbreakées. Disponible depuis le 25 octobre 2026, cette bêta apporte une nouveauté attendue : il devient possible de retrouver sa console depuis un ordinateur situé hors du domicile, sans connexion au PlayStation Network et sans avoir à ouvrir manuellement des ports sur sa box Internet.
Orbit Play est un projet open source pour Windows, macOS et Linux. Il permet de diffuser les jeux de la PS5 sur un ordinateur, d'utiliser une manette DualSense ou le clavier, et de configurer la qualité vidéo. Contrairement à la Lecture à distance officielle de Sony, il peut fonctionner avec un profil local qui n'a jamais été associé à un compte PSN. La console doit toutefois être modifiée au préalable : Orbit Play n'est ni un jailbreak ni une méthode pour contourner les protections d'un firmware récent.
Orbit Link établit une connexion directe et chiffrée
La grande nouveauté de la version 0.5.0 porte le nom d'Orbit Link. Ce composant met en relation l'ordinateur et la PS5 à travers Internet, puis établit une connexion directe chiffrée de bout en bout. Le serveur du projet sert à présenter les deux appareils l'un à l'autre, mais ne transporte pas le flux vidéo, selon le développeur. Aucun compte supplémentaire n'est nécessaire et la configuration du routeur n'impose normalement pas de redirection de ports.
Après un premier appairage sur le réseau local, il suffit d'activer l'option Play away from home dans les paramètres de la console. L'utilisateur retrouve ensuite le bouton Start playing depuis un autre réseau, par exemple chez un proche ou via le partage de connexion de son téléphone. Il peut également héberger son propre serveur Orbit Link, dont le code source est fourni avec la publication.
Un appairage possible même sans être chez soi
Le développeur a prévu le cas où l'ordinateur n'a jamais été connecté à la PS5. Une personne présente devant la console peut ouvrir l'icône Orbit Play dans l'onglet Multimédia et générer un code d'accès temporaire, accompagné d'un code de confiance. Ces informations sont saisies dans l'application sur l'ordinateur distant afin d'autoriser la connexion et de terminer l'appairage. Le code d'accès ne fonctionne qu'une fois et expire après 30 minutes.
L'application regroupe toujours les étapes de préparation du profil, la récupération de son identifiant, le code PIN de Lecture à distance et le lancement du composant ELF sur PS5. Elle propose des résolutions de 360p à 1080p, 30 ou 60 images par seconde, les codecs H.264 et HEVC, ainsi que la prise en charge de plusieurs fonctions de la DualSense. La version 0.5.0 ajoute l'affichage du taux de perte de paquets dans les statistiques du lecteur.
Une fonction utile, mais plusieurs limites à connaître
La connexion à distance ne permet pas de réveiller la PS5 depuis son mode repos. La console doit rester allumée, connectée à Internet, avec le jailbreak chargé et le composant Orbit Play actif. Après un redémarrage complet, il faut relancer l'environnement homebrew localement. Certains réseaux d'hôtel, d'entreprise ou certains routeurs peuvent aussi empêcher l'établissement de la liaison directe ; le serveur public d'Orbit Link ne relaie pas le flux en solution de secours.
La qualité dépend notamment du débit montant de la connexion où se trouve la console. Avec le réglage par défaut de 720p60 à 10 Mbit/s, le développeur estime qu'une heure de jeu peut consommer environ 4,5 Go de données. Réduire le débit vidéo peut aider en cas de saccades ou de pertes de paquets.
Les essais annoncés concernent une PS5 en firmware 13.60 avec Relapse et Payload Manager 0.5.2, ainsi qu'un Mac Apple Silicon pour le jeu à distance, y compris avec un partage de connexion mobile. Les autres firmwares ne sont pas confirmés. Les versions Windows x64, Linux x64/ARM64 et macOS Apple Silicon sont proposées au téléchargement ; les Mac Intel ne sont pas pris en charge dans cette bêta.
Enfin, la création d'un identifiant local pour activer le Remote Play peut rendre des sauvegardes existantes inaccessibles. L'auteur recommande donc de tester cette opération avec un nouveau profil dépourvu de sauvegardes. Malgré ces précautions, Orbit Play 0.5.0 ouvre une possibilité intéressante aux possesseurs de PS5 modifiées : jouer sur leur propre console depuis l'extérieur, sans dépendre d'une connexion PSN.
Sources et téléchargements : Orbit Play 0.5.0 - publication officielle et téléchargements / Guide de la connexion à distance / Précautions concernant les comptes et sauvegardes / Dépôt officiel.