Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la recherche de vulnérabilités sur la Nintendo Switch 2. Une faille de sécurité, baptisée NS2JB, a été mise en évidence et permet d’obtenir un accès au système de fichiers de la console. Pour le moment, il s’agit toutefois d’une preuve de concept (PoC), et non d’un jailbreak complet. Mais attention, avant de vous lancer dans ce genre de modification, ce n'est pas sans risque, que ce soit pour votre console.
SMILEbasic 4 au coeur de la démonstration
L’exploitation repose sur le jeu SMILEbasic 4, qui sert de point d’entrée pour déclencher la vulnérabilité. La version complète du logiciel est recommandée, car elle permet de sauvegarder les données nécessaires à la manipulation. Une démo gratuite est également disponible sur le Nintendo eShop japonais. Cependant, son utilisation présente une contrainte : le code d’activation doit être saisi à chaque lancement de l’application. Cette découverte ouvre une piste intéressante pour les chercheurs qui travaillent sur la sécurité de la nouvelle console de Nintendo. L’accès au système de fichiers constitue en effet une étape potentiellement utile pour approfondir l’analyse du fonctionnement interne de la Switch 2.
Pas encore de faille kernel ni de jailbreak complet
Il convient toutefois de rester prudent sur la portée de cette découverte. NS2JB n’est pas une faille du noyau (kernel) et ne permet pas, à ce stade, de revendiquer un jailbreak complet de la Nintendo Switch 2. La démonstration actuelle se limite à l’accès au système de fichiers. Elle ne signifie donc pas que l’exécution de code avec des privilèges élevés, le lancement de code non signé ou l’installation d’un environnement homebrew sont désormais possibles.
Il s’agit avant tout d’une preuve de concept qui pourrait servir de base à de futurs travaux de recherche. Son évolution dépendra notamment de la découverte d’autres vulnérabilités et de la possibilité de dépasser les protections encore en place. Avec NS2JB, la scène Switch 2 dispose d’une nouvelle piste de recherche autour de la sécurité de la console. L’accès au système de fichiers représente un résultat intéressant, mais il reste encore du chemin à parcourir avant de parler de véritable jailbreak. Pour l’instant, il est donc préférable de considérer cette découverte comme une première preuve technique plutôt que comme une solution permettant de modifier librement le système de la Nintendo Switch 2. Les prochaines avancées permettront de déterminer si cette piste peut déboucher sur des possibilités plus étendues.
Un guide déjà disponible
Les personnes souhaitant étudier cette découverte peuvent consulter le guide publié par le groupe Fuyuka, qui détaille la configuration de l’exploit.