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Sujets que j'ai initiés

[PS1] Blackroo Linux : Linux 2.4 démarre sur une PlayStation 1 FAT avec seulement 2 Mo...

aujourd'hui, 05:33

C’est une réalisation pour le moins impressionnante qui vient de faire son apparition dans la scène PlayStation. Le développeur arkwise vient de publier la toute première alpha publique de Blackroo Linux, un projet expérimental capable de faire démarrer un environnement Linux directement sur une PlayStation 1 originale, sans PC connecté.
 
Baptisée Little Joey v0.5.0, cette première version est encore très expérimentale, mais elle démontre qu’il est possible de pousser le hardware de la PS1 bien au-delà de son utilisation originale.
 
 
 
 
Linux sur le hardware d’origine
 
Blackroo Linux cherche à faire fonctionner Linux 2.4 / uClinux sur le hardware d’origine de la PlayStation 1, une machine particulièrement limitée selon les standards actuels :
 
- CPU MIPS R3000A à 33 MHz
- 2 Mo de RAM
- Pas de MMU
- Pas de disque dur
- Pas de clavier natif
- Système de fichiers directement chargé depuis un CD-ROM
 
Malgré ces contraintes, Little Joey est désormais capable de démarrer sur une PS1 équipée de son hardware d'origine et d'afficher un shell Linux directement sur le téléviseur.
 
Une PS1 transformée en mini-ordinateur
 
Le fonctionnement est particulièrement original. Le système démarre depuis un CD-R, le système de fichiers racine étant directement stocké sur le disque et détecté via l'ISO9660 lors du démarrage.
 
Une fois Linux lancé, l'utilisateur dispose notamment de plusieurs commandes :
 
ls, cat, cp, mv, edit, df, ps, top, lshw, hexdump ou encore fetch.
 
Le projet va même jusqu'à proposer une prise en charge des cartes mémoire PlayStation, qui peuvent être formatées et montées par le noyau.
 
Autre détail intéressant : le code source complet du projet est lui-même présent sur le CD, sous la forme d'un fichier SOURCE.TGZ.
 
Un clavier sur la PlayStation
 
La PS1 ne disposant évidemment pas de clavier USB ou Bluetooth natif, Blackroo Linux utilise les possibilités offertes par différents périphériques.
 
Il est notamment possible d'utiliser un adaptateur BlueRetro afin de connecter un clavier Bluetooth à la console. Une autre solution consiste à utiliser un câble FTDI 3,3 V connecté au port série.
 
Le projet exploite donc directement les interfaces disponibles sur la console pour transformer la PS1 en véritable terminal Linux.
 
Des limitations importantes
 
Cette première alpha porte bien son nom : le projet est encore loin d'être utilisable comme une distribution Linux classique.
 
Le développeur précise notamment que :
 
- Le montage des cartes mémoire depuis le shell provoque actuellement un blocage.
- Le noyau est capable de monter les cartes, mais pas encore l'espace utilisateur.
- Le clavier et les cartes mémoire partagent le même bus, ce qui provoque des ralentissements lors des accès aux cartes.
- Les écritures sur carte mémoire sont très lentes, autour de 31 Ko/s.
- Des builds pour 8 Mo et 16 Mo de RAM existent, mais ils n'ont pas encore été validés sur du véritable hardware modifié. La version 8 Mo a uniquement été testée sur DuckStation.
 
Le développeur envisage déjà d'autres solutions matérielles, notamment autour d'un Raspberry Pi / RP2040, afin d'améliorer la gestion des périphériques.
 
Une prouesse technique
 
L'intérêt de Blackroo Linux n'est donc pas de transformer la PS1 en machine moderne, mais surtout de démontrer ce qu'il est possible de faire avec seulement 2 Mo de RAM et un processeur MIPS à 33 MHz.
 
Cette première alpha constitue surtout une base de travail pour poursuivre le développement et explorer davantage le hardware de la première PlayStation.
 
Pour ceux qui souhaitent tester le projet, il faut une PS1 capable de démarrer un CD-R, par exemple via un modchip, TonyHax ou FreePSXBoot.
 
Le développeur fournit également les fichiers nécessaires à la création du CD, avec une mise en garde importante : il ne faut pas utiliser xorriso ou un graveur ISO classique. La zone licence du disque utilise du Mode 2 Form 2, et une gravure classique en 2048 octets peut rendre le disque inutilisable et provoquer un blocage sur l'écran SCE.
 
Blackroo Linux est donc encore au stade expérimental, mais le simple fait de voir Linux démarrer sur une PS1 FAT avec seulement 2 Mo de mémoire constitue déjà une démonstration particulièrement intéressante des possibilités du hardware de 1994.
 
 
 
 

[PS5] KytyPlus v3.0 disponible : le fork de Kyty corrige la gestion des PKG et PFS

hier, 21:56

Le projet KytyPlus, fork de l’émulateur Kyty, vient de passer en version 3.0. Cette nouvelle mouture se concentre principalement sur la fiabilité et la correction du parsing des fichiers PKG/PFS, avec plusieurs bugs importants qui pouvaient empêcher l’installation ou l’extraction correcte des contenus.
 
Disponible pour Windows, macOS et Linux, KytyPlus v3.0 est présenté par son développeur Coder787-source comme une véritable correctness release.
 
 
 
 
 
Une gestion des PKG entièrement revue
 
L’un des changements majeurs concerne le parseur PKG. Les versions précédentes pouvaient fonctionner avec les paquets de test synthétiques du projet, mais ne correspondaient pas correctement à la structure réelle des fichiers présents sur disque.
 
Dans KytyPlus v3.0, la table des entrées PKG est désormais réellement interprétée :
 
lecture des enregistrements de 32 octets avec vérification des limites ;
récupération correcte des offsets et tailles des fichiers ;
localisation de la table des noms via le descripteur approprié ;
vérification des offsets avant chaque lecture ;
décodage correct des champs Big Endian ;
ajout de diagnostics détaillés en cas d'erreur.
 
Auparavant, les offsets des fichiers étaient notamment laissés à zéro, ce qui pouvait évidemment provoquer des extractions incorrectes.
 
Le parseur PFS corrigé
 
Le développeur a également corrigé un problème important concernant la structure des dirent PFS.
 
KytyPlus utilisait auparavant un ordre de champs qui correspondait au générateur de fichiers de test du projet, mais pas au véritable format PFS. La structure est désormais alignée sur l'implémentation de référence MkPFS :
 
{inode, type, name_len, ent_size}
 
Cette correction permet notamment de retrouver correctement les noms et les entrées des répertoires lors de l'analyse des véritables packages.
 
La gestion des listes de blocs a également été améliorée. Les emplacements directs et indirects inutilisés sont désormais ignorés, tandis que le bloc 0, correspondant au superbloc, n'est plus interprété par erreur comme des données de fichiers.
 
Un bug d'extraction corrigé
 
KytyPlus v3.0 corrige également un problème de chemin qui pouvait envoyer une extraction relative directement à la racine du lecteur, par exemple vers :
 
C:\pkg_out
 
au lieu de créer le dossier de sortie à proximité du fichier PKG concerné.
 
La gestion des chemins repose désormais sur std::filesystem, évitant les problèmes liés à la concaténation manuelle des chaînes.
 
Davantage de protections contre les fichiers corrompus
 
Cette version renforce également la sécurité du parseur face aux fichiers malformés ou volontairement corrompus.
 
Plusieurs protections ont été ajoutées :
 
blocage des chemins contenant .. ;
rejet des chemins absolus et des lettres de lecteurs ;
protection contre les attaques de type Zip Slip/path traversal ;
détection des cycles dans les arbres PFS ;
limitation de la profondeur de récursion ;
meilleure gestion des lectures et des recherches dans les fichiers ;
diagnostics détaillés pour les blocs hors limites ou les lectures incomplètes.
 
L'objectif est d'éviter qu'un package malformé puisse provoquer une extraction en dehors du répertoire prévu ou faire planter l'émulateur.
 
Amélioration du ray tracing
 
Autre correction intéressante : la gestion du ray tracing.
 
Auparavant, lorsque le pilote graphique annonçait la présence des extensions nécessaires mais que certaines fonctions RT ne pouvaient pas être chargées, KytyPlus pouvait terminer brutalement le processus avec une erreur.
 
Désormais, le ray tracing est simplement désactivé avec un message dans les logs, permettant au programme de continuer son exécution.
 
Cette modification est particulièrement intéressante pour les configurations équipées de GPU intégrés, qui constituent l'une des cibles du fork.
 
Une étape importante pour KytyPlus
 
Avec cette version 3.0, le projet ne cherche donc pas à multiplier les nouveautés, mais à consolider ses fondations.
 
Le développeur précise que le chemin PKG a été vérifié grâce à des tests de round-trip conformes au format et à l'implémentation PFS de référence. En revanche, aucun nouveau dump de jeu réel n'a été utilisé pour la validation finale : le premier test d'installation d'un PKG réel reste encore à effectuer.
 
Limitations connues
 
Les images PFSC compressées sont désormais rejetées lors de l'analyse plutôt que d'être extraites incorrectement.
 
Le chiffrement PFS/EKPFS n'est toujours pas pris en charge. Comme précédemment, KytyPlus nécessite donc des contenus déjà déchiffrés fournis par l'utilisateur.
 
KytyPlus reste un émulateur HLE propre, distribué sous licence GPL-2.0, et ne fournit ni code Sony, ni clés, ni outils destinés à contourner les protections DRM.
 
Téléchargement : KytyPlus v3.0
 
 
 

[Switch] pipensx 1.4.4 améliore l'installation des jeux, Real-Debrid et la stabilit...

hier, 17:11

Le développeur i3sey vient de publier pipensx 1.4.4, une nouvelle version de son outil destiné à la Nintendo Switch. Cette mise à jour se concentre principalement sur la fiabilité des installations et téléchargements, tout en apportant plusieurs améliorations à l'interface et au catalogue intégré.
 
Cette version arrive après plusieurs correctifs importants introduits dans les versions 1.4.2 et 1.4.3, notamment autour de Real-Debrid, des installations NSZ et du déploiement des ports.
 
 
 
 
 
 
Une installation des jeux plus fiable
 
pipensx 1.4.4 améliore notamment la gestion des jeux compressés au format NSZ, particulièrement lorsque l'espace disponible sur la carte SD est limité.
 
Le développeur a également renforcé la copie des ports vers SD:/switch/, y compris pour les fichiers volumineux. Une barre de progression permet désormais de mieux suivre l'avancement de l'opération.
 
Autre amélioration : les réinstallations d'un même jeu sont désormais moins susceptibles d'échouer.
 
La gestion des torrents contenant un grand nombre de fichiers a également été revue afin d'éviter les problèmes liés aux limites de fichiers, notamment pour les mods et les gros ports.
 
Real-Debrid et téléchargements améliorés
 
Le support de Real-Debrid bénéficie lui aussi de plusieurs corrections.
 
Les installations en streaming ainsi que les téléchargements classiques via Real-Debrid sont désormais plus stables. Si un téléchargement basé sur un lien magnet échoue, pipensx tente automatiquement d'utiliser le fichier .torrent à la place.
 
L'application affiche également des messages d'erreur plus explicites lorsqu'un fichier inattendu est reçu, par exemple un fichier XCI alors qu'un NSP/NSZ était attendu.
 
Ces changements font suite aux correctifs des versions 1.4.2 et 1.4.3, qui avaient notamment remplacé certains téléchargements parallèles de Real-Debrid par un fonctionnement séquentiel afin d'éviter des erreurs PFS0 et des refus d'installation.
 
Catalogue et mise à jour automatique
 
Le catalogue intégré directement sur la Switch bénéficie également d'une amélioration importante. Les mises à jour depuis GitHub ne devraient plus rencontrer les problèmes liés au TLS, grâce à l'utilisation des certificats CA intégrés.
 
Le système d'auto-mise à jour de pipensx a également été corrigé afin qu'il ne bloque plus lorsque le fichier de mise à jour existe déjà.
 
Une interface plus claire
 
L'interface profite enfin de plusieurs ajustements :
 
- Les listes vides du catalogue, des téléchargements et des jeux affichent désormais des indications pour guider l'utilisateur.
- La navigation et la gestion du focus ont été améliorées lors du rafraîchissement des listes.
- L'arborescence des fichiers torrent est désormais plus compacte.
- Les nombreux fichiers présents dans les mods ne monopolisent plus l'ensemble de l'écran.
 
Avec pipensx 1.4.4, i3sey livre donc une mise à jour principalement orientée stabilité et fiabilité. Les améliorations concernent aussi bien l'installation des jeux NSZ que les ports, les torrents, Real-Debrid, le catalogue et l'auto-update.
 
Téléchargement : pipensx 1.4.4
 
 
 
 
 
 

[PS4/PS5] PS4PKGInstaller v4.07 disponible : correction du File Manager et évolution de...

hier, 12:27

Le développeur CiborgEc vient de publier une nouvelle mise à jour de PS4PKGInstaller, qui passe en version 4.07. Cette nouvelle mouture apporte principalement une correction du gestionnaire de fichiers ainsi qu'un ajustement lié aux dernières versions de Kstuff Lite.
 
PS4PKGInstaller est un outil destiné aux consoles PS4 et PS5 compatibles avec le homebrew, permettant notamment de gérer et d'installer des packages depuis la console. Les précédentes versions avaient également apporté différentes fonctionnalités autour de la gestion des sauvegardes et des fichiers.
 
 
 
 
Les nouveautés de PS4PKGInstaller v4.07
 
Cette version se concentre essentiellement sur deux changements :
 
Correction de la copie des dossiers dans le File Manager : un problème pouvait affecter les opérations de copie de répertoires. Cette anomalie est désormais corrigée.
Suppression de l'option « Kstuff Pause » 
 
Cette évolution permet également de simplifier l'interface et le fonctionnement de PS4PKGInstaller, en supprimant une fonction devenue obsolète avec les dernières évolutions de Kstuff Lite.
 
Changelog PS4PKGInstaller v4.07 :
 
- Correction de la copie des dossiers dans le File Manager.
- Suppression de l'option de pause de Kstuff, désormais inutile avec les nouvelles versions de Kstuff Lite.
 
Il s'agit donc d'une mise à jour corrective plutôt que d'une version majeure, mais elle améliore la fiabilité du File Manager et assure une meilleure cohérence avec les versions actuelles de Kstuff Lite.
 
Téléchargement : PS4PKGInstaller v4.07
 
 
 
 

[Multi] Apollo Patcher v2.1.0 : une interface pour appliquer vos patchs sur PC

hier, 12:09

Le développeur Damián Parrino (dparrino) vient de publier une nouvelle version des outils de patching d’Apollo, avec la sortie d’Apollo Patcher v2.1.0 (appelé aussi Apollo PC Tools).
 
Cette mise à jour apporte une nouveauté particulièrement intéressante : une toute nouvelle interface graphique (GUI) permettant de retrouver les principales fonctionnalités de l’outil en ligne de commande classique, mais avec une utilisation beaucoup plus accessible.
 
 
 
 
Une interface graphique pour les patchs de sauvegarde
 
Jusqu’à présent, les utilisateurs souhaitant exploiter les outils de patching d’Apollo devaient principalement passer par les outils en ligne de commande. Avec cette nouvelle version, il est désormais possible d’effectuer les opérations directement depuis une interface graphique.
 
L’objectif est simple : appliquer des patches et des scripts à une sauvegarde en seulement quelques clics, sans avoir à utiliser le terminal.
 
Le projet repose sur la bibliothèque Apollo Core, qui fournit les fonctionnalités nécessaires au traitement et à l’application des patches de sauvegarde.
 
Compatible Windows, Linux et macOS
 
Comme les précédentes versions des outils Apollo, cette nouvelle mouture reste multiplateforme et propose des versions pour : Windows, Linux ou macOS.
 
Les utilisateurs peuvent donc choisir leur environnement sans devoir modifier leur méthode de travail.
 
Cette évolution devrait notamment faciliter l'utilisation des différents outils Apollo auprès des utilisateurs moins à l'aise avec les commandes terminal.
 
Une évolution logique pour Apollo
 
Apollo dispose déjà d'un écosystème important autour de la gestion et de la modification des sauvegardes, notamment avec Apollo Save Tool sur les consoles PlayStation. Le développeur Damián Parrino est notamment à l'origine des projets Apollo Save Tool pour PS3 et PS4.
 
Avec Apollo Patcher GUI, l'objectif est désormais de rendre les outils de patching PC beaucoup plus simples à prendre en main.
 
Apollo Patcher v2.1.0
 
Cette version marque donc une évolution importante avec :
 
- Nouvelle interface graphique
- Application des save patches en quelques clics
- Prise en charge des fonctionnalités du CLI classique
- Support des scripts
- Compatibilité Windows / Linux / macOS
- Basé sur Apollo Core
 
Une mise à jour qui devrait considérablement simplifier le travail des utilisateurs d’Apollo souhaitant modifier leurs sauvegardes directement depuis leur PC.
 
Téléchargement : Apollo Patcher v2.1.0