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Sujets que j'ai initié

[PS3] Avec RPCS3 vos disques PS3 peuvent désormais être lancés directement sur PC

Aujourd'hui, 06:12

L’émulation PlayStation 3 continue de progresser à grands pas. Cette fois, c’est une évolution particulièrement intéressante qui arrive du côté de RPCS3, l’un des projets d’émulation PS3 les plus avancés sur PC.
 
Le principe est simple : il est désormais possible d’utiliser directement un disque Blu-ray PS3 original avec RPCS3, sans devoir commencer par créer manuellement une image du disque avant de pouvoir l'utiliser avec l’émulateur. Une fonctionnalité qui rapproche encore un peu plus RPCS3 d'une véritable expérience Plug & Play.
 
 
 
 
Un disque PS3, un lecteur Blu-ray et RPCS3
 
Jusqu’à présent, jouer à ses jeux PS3 physiques sur RPCS3 nécessitait généralement de disposer d’un dump du jeu réalisé à partir du Blu-ray. Il fallait donc extraire le contenu du disque avant de pouvoir l’ajouter à sa bibliothèque.
 
Avec cette nouvelle implémentation, le fonctionnement devient beaucoup plus direct.
 
Il suffit de :
 
- disposer d’un jeu PS3 original au format Blu-ray 
- utiliser un lecteur Blu-ray compatible 
- insérer le disque dans le PC 
- lancer RPCS3 
- laisser l’émulateur détecter le support
 
Le jeu peut alors être installé ou utilisé directement depuis le disque, selon le fonctionnement prévu par RPCS3.
 
Cette évolution représente surtout un gain de confort considérable pour les joueurs qui possèdent encore une collection physique de jeux PlayStation 3.
 
Une fonctionnalité multiplateforme
 
Autre point particulièrement intéressant : cette prise en charge ne se limite pas à Windows.
 
L’implémentation a également été portée sur Linux, macOS et FreeBSD, ce qui permet à davantage d’utilisateurs de profiter de cette nouvelle possibilité.
 
Les développeurs ont par ailleurs travaillé sur l’amélioration du temps nécessaire pour installer les jeux directement depuis les supports physiques.
 
RPCS3 devient donc progressivement capable de gérer une partie toujours plus importante du cycle de vie d’un jeu PS3, depuis le disque original jusqu’à son exécution dans l’émulateur.
 
Attention : le Blu-ray PS3 est chiffré
 
Il existe toutefois une subtilité importante.
 
Les jeux PS3 utilisent un système de chiffrement sur leurs Blu-ray. RPCS3 doit donc disposer de la clé DKey correspondant au disque afin de pouvoir accéder correctement à son contenu.
 
Cette clé est utilisée par l’émulateur et peut être recherchée dans son répertoire :
 
data/redump
 
Il ne suffit donc pas nécessairement de mettre n’importe quelle clé pour un jeu donné. La DKey doit correspondre précisément à la version du disque utilisée.
 
Les différences de région, de révision ou de version peuvent notamment avoir leur importance.
 
Le fonctionnement peut ainsi être résumé de cette manière :
 
Blu-ray PS3 original + lecteur compatible + DKey correspondante → RPCS3 → jeu
 
Cela explique également pourquoi l’expérience ne sera pas forcément immédiate pour tout le monde : la compatibilité du lecteur optique et la présence de la bonne clé restent indispensables.
 
Drakengard 3 et NieR Replicant à l’honneur
 
Pour illustrer cette nouvelle fonctionnalité, plusieurs jeux ont été utilisés dans les démonstrations, notamment Drakengard 3, connu au Japon sous le nom de Drag-On Dragoon 3, ainsi que NieR Replicant.
 
 
 
 
Ces démonstrations montrent concrètement l'intérêt du système : prendre un Blu-ray PS3 original de sa collection, l’insérer dans un lecteur compatible et permettre à RPCS3 de travailler directement avec le support.
 
Pour les collectionneurs, c’est une évolution particulièrement intéressante.
 
Une excellente nouvelle pour le rétrogaming
 
La PlayStation 3 approche désormais des vingt ans et une grande partie de son catalogue commence naturellement à entrer dans la catégorie du rétrogaming.
 
Les supports physiques prennent donc une importance particulière. Contrairement aux services en ligne ou aux systèmes d’authentification qui peuvent disparaître avec le temps, un Blu-ray original reste un support physique que son propriétaire peut conserver.
 
 
 
 
RPCS3 offre désormais une manière beaucoup plus pratique de faire revivre cette collection sur un PC moderne.
 
L’intérêt n’est donc pas uniquement technique. Cette fonctionnalité contribue également à préserver l’accès à une partie importante du catalogue PS3.
 
Une fonctionnalité développée grâce à plusieurs contributeurs
 
L’équipe RPCS3 remercie notamment digant73 et Megamouse pour leur travail sur cette implémentation et son adaptation à différents systèmes d’exploitation.
 
Cette évolution montre également que le projet continue de progresser sur des aspects qui dépassent les simples performances d’émulation.
 
Après des années de développement, RPCS3 se rapproche toujours davantage d’une solution complète permettant de profiter de sa collection PlayStation 3 dans de meilleures conditions.
 
Comment utiliser ses disques PS3 avec RPCS3 ?
 
La première étape consiste à utiliser une version récente de RPCS3 et à vérifier que votre lecteur Blu-ray fait partie des modèles compatibles.
 
Il faut ensuite disposer de la DKey correspondant à votre disque et la placer au bon endroit dans le répertoire de données de RPCS3.
 
Une fois cette configuration effectuée, il suffit d’insérer le Blu-ray PS3 dans le lecteur et de lancer RPCS3.
 
 
 
L’émulateur peut alors détecter le disque, rechercher la clé correspondante et accéder à son contenu.
 
Il faut évidemment posséder légalement le jeu utilisé et disposer d’un lecteur optique compatible.
 
RPCS3 continue de rapprocher l’émulation du Plug & Play
 
Cette nouvelle fonctionnalité peut sembler anodine, mais elle constitue en réalité une évolution importante pour RPCS3.
 
Pouvoir passer directement d’un jeu PS3 physique à son exécution sur PC, sans devoir systématiquement préparer son contenu en amont, rend l’émulateur beaucoup plus accessible aux possesseurs de collections physiques.
 
Après avoir longtemps été associé à la nécessité de préparer ses dumps et de configurer minutieusement ses jeux, RPCS3 franchit donc une nouvelle étape vers une expérience plus simple.
 
Et pour tous ceux qui ont encore une étagère remplie de Blu-ray PS3, il pourrait enfin être temps de les ressortir.
 
Tout est là : rpcs3
 
 
 
 
 
 

[PS5] PS5Upload v5.17.7 fiabilise les transferts et installations sur PS5

Aujourd'hui, 05:54

Le développement de PS5Upload se poursuit avec la publication de la version 5.17.7, une mise à jour particulièrement intéressante pour les utilisateurs qui transfèrent et installent leurs contenus sur PS5.
 
Développé par phantomptr, PS5Upload permet notamment d'envoyer des packages vers une PS5 et de gérer leur installation depuis une interface dédiée. Cette nouvelle version ne révolutionne pas l'application, mais corrige plusieurs problèmes importants rencontrés lors des transferts et des installations.
 
 
 
 
 
Plus de ré-upload après un échec d'installation
 
L'une des corrections les plus importantes concerne les installations qui échouaient après que le package avait déjà été correctement transféré sur la console.
 
Auparavant, PS5Upload pouvait interpréter cet échec comme une perte de connexion et relancer automatiquement l'intégralité du transfert. Dans le cas d'un gros package, cela pouvait entraîner plusieurs gigaoctets de données transférés une seconde fois, alors que les fichiers étaient déjà présents sur la PS5.
 
Avec la v5.17.7, lorsqu'une erreur survient après la fin du transfert, notamment pendant l'installation ou le montage, PS5Upload considère désormais l'opération comme terminée côté transfert. Le package reste donc présent sur la console et pourra être réutilisé pour une nouvelle tentative.
 
Une amélioration particulièrement appréciable pour les gros fichiers.
 
L'installateur PS5 est désormais lancé plus tôt
 
Autre changement important : l'installateur utilisé par PS5Upload pour gérer les mises à jour est maintenant démarré dès que la communication avec la console est établie.
 
L'objectif est d'éviter une situation dans laquelle le chargeur ELF de la PS5 cesse de répondre après plusieurs minutes de session.
 
Une fois l'installateur lancé, celui-ci reste actif et les installations ultérieures peuvent l'utiliser directement sans devoir solliciter à nouveau le loader.
 
Les développeurs indiquent avoir vérifié ce comportement sur deux consoles, avec un démarrage de l'installateur en environ une demi-seconde.
 
Améliorations du Web UI
 
La version 5.17.7 corrige également plusieurs problèmes concernant l'interface Web auto-hébergée.
 
Celle-ci peut désormais redéployer le helper lorsqu'il est considéré comme obsolète ou hors ligne. Un problème venait du fait que l'interface Web tentait d'utiliser une fonction disponible dans l'application desktop mais inexistante dans un navigateur.
 
Le comportement a donc été corrigé afin que cette vérification fonctionne également correctement depuis le Web UI.
 
Les avertissements inutiles générés lors des transferts ont également été supprimés.
 
Des messages d'erreur enfin plus précis
 
PS5Upload améliore aussi son système de diagnostic.
 
Le message indiquant que l'application ne pouvait pas démarrer l'installateur de mise à jour PS5 pouvait auparavant être trompeur. Plusieurs causes différentes pouvaient provoquer cette erreur, notamment un problème lié au moteur utilisé ou encore l'absence de réponse du loader ELF de la console sur le port 9021.
 
La v5.17.7 identifie désormais plus précisément la cause du problème et indique à l'utilisateur la marche à suivre.
 
Autre point important : dans ces situations, l'application précise désormais que le package a déjà été envoyé sur la PS5, évitant ainsi de relancer inutilement plusieurs gigaoctets de transfert.
 
Des rapports de bugs plus complets
 
Les rapports de diagnostic ont également été améliorés.
 
PS5Upload enregistre maintenant l'état des différents ports de communication de la PS5, notamment celui utilisé par le loader. Ces informations viennent compléter les données déjà présentes dans les rapports, comme l'espace de stockage disponible.
 
Cela devrait faciliter considérablement le diagnostic des problèmes rencontrés par les utilisateurs.
 
Une série de mises à jour rapprochées
 
Cette version 5.17.7 arrive seulement quelques heures après les versions 5.17.6 et 5.17.5.
 
La v5.17.6 corrigeait notamment le système de compilation afin que le fichier de verrouillage des dépendances ne soit plus modifié accidentellement lors de la construction de l'application.
 
La v5.17.5 avait quant à elle corrigé un problème particulièrement gênant : une mise à jour pouvait être acceptée par la PS5 alors qu'elle n'était finalement pas appliquée au jeu. PS5Upload vérifie désormais que la version du jeu a réellement évolué après l'installation.
 
Avec cette version 5.17.7, PS5Upload continue donc de gagner en maturité. Les changements ne sont pas forcément visibles au premier lancement, mais ils concernent des éléments essentiels : fiabilité des transferts, gestion des installations, fonctionnement du Web UI et diagnostic des erreurs.
 
Surtout, la suppression des ré-upload automatiques après un échec d'installation devrait éviter quelques situations particulièrement frustrantes, notamment avec les packages de plusieurs gigaoctets.
 
La version 5.17.7 est disponible pour Windows, Linux, macOS et Android.
 
Télécharger : PS5Upload v5.17.7
 
 
 

[PS5] Les jeux FPKG arrivent enfin sur les firmwares 11.40 et inférieurs

Aujourd'hui, 05:40

Une étape particulièrement attendue vient d’être franchie dans la scène PS5. Drakmor vient de publier une première version de fpkg-gui, un outil capable de convertir des sauvegardes de jeux PS5 au format .fpkg sur les consoles équipées d’un firmware 11.40 ou inférieur.
 
Après plusieurs années d’attente, cette évolution ouvre enfin la voie à l’utilisation des jeux PS5 au format FPKG, un format déjà bien connu des utilisateurs de consoles Sony modifiées.
 
 
 
 
 
 
 
FPKG-GUI : une première version encore expérimentale
 
L'outil développé par Drakmor permet de prendre une sauvegarde de jeu PS5 et de la transformer en paquet FPKG.
 
Pour le moment, il faut toutefois bien distinguer conversion et exécution :
 
- Firmware compatible : 11.40 et inférieur
- Conversion des sauvegardes vers le format .fpkg
- Version actuelle considérée comme test / expérimentale
- Les sauvegardes au format dossier sont actuellement privilégiées
- Les fichiers exFAT ne sont pas encore pris en charge par cette première version
- L'installation et l'exécution des FPKG nécessitent encore des évolutions de ShadowMount+ et kstuff.
 
Autrement dit, on peut commencer à convertir les jeux, mais ce n'est pas encore le moment de parler d'une compatibilité complète et stable pour le lancement des jeux FPKG.
 
Les premiers retours de la communauté indiquent par ailleurs que les résultats sont encore très variables : certains petits jeux peuvent déjà être convertis alors que d'autres échouent. Drakmor demande donc aux testeurs de lui transmettre les logs afin d'améliorer l'outil.
 
 
 
 
 
Pourquoi le format FPKG est-il intéressant ?
 
Le passage au format FPKG pourrait apporter plusieurs avantages par rapport aux dumps actuellement utilisés sous forme de dossiers.
 
Les premiers retours évoquent notamment des fichiers potentiellement plus petits, une gestion plus proche des applications classiques de la PS5 et la possibilité, à terme, d'installer les jeux directement sur le stockage interne.
 
La communauté évoque des gains de taille pouvant atteindre environ 10 à 30 % selon les jeux, même si cela reste très dépendant du contenu de chaque titre.
 

 
 
 
11.40 : une version particulièrement intéressante
 
La disponibilité annoncée jusqu'au firmware 11.40 est directement liée aux travaux réalisés autour de l'exploit A53 et des composants nécessaires au fonctionnement de cette nouvelle chaîne.
 
Drakmor remercie notamment EchoStretch et cragson pour l'exploit A53, ainsi que svenGDK pour libProsperoPKG, deux éléments essentiels à cette avancée.
 
Et les firmwares 11.60 et supérieurs ?
 
C'est là que les choses deviennent beaucoup moins réjouissantes.
 
D'après les informations actuellement communiquées par la communauté, le fonctionnement de cette solution ne peut pas être étendu au firmware 11.60 pour le moment. Sony aurait modifié certains éléments à partir de cette version, notamment concernant les commandes de lecture/écriture mémoire accessibles via le contexte SDBG.
 
En conséquence, un nouvel exploit A53 serait nécessaire pour espérer porter cette méthode vers les firmwares supérieurs. Il ne faut donc surtout pas interpréter cette annonce comme une solution FPKG universelle pour toutes les PS5.
 
FPKG-GUI est disponible
 
La première version de fpkg-gui est actuellement distribuée par Drakmor. Il s'agit cependant d'une version de test, et non d'une release finale stable.
 
 
Pour les utilisateurs disposant d'une PS5 en 11.40 ou inférieur, c'est donc une première occasion de commencer à préparer leurs sauvegardes au nouveau format, en attendant les mises à jour nécessaires de ShadowMount+ et kstuff.
 
Une nouvelle étape pour la scène PS5
 
Même si les jeux PS5 FPKG ne sont pas encore directement jouables avec cette première version, l'importance de cette publication ne doit pas être sous-estimée.
 
Après des années de développement autour du jailbreak PS5, la chaîne de création des FPKG PS5 commence enfin à prendre forme. La prochaine étape sera désormais de rendre ces paquets installables et exécutables de manière fiable.
 
11.40 marque donc une nouvelle étape importante : le FPKG PS5 n'est plus seulement une perspective, il commence réellement à prendre forme.
 
 
 
 
 

[Wii] GTA III débarque sur Wii grâce à re3-wii

Hier, 06:31

La Wii continue de surprendre les amateurs de homebrew. Cette fois, c’est un véritable classique de Rockstar Games qui s’invite sur l’ancienne console de Nintendo : Grand Theft Auto III peut désormais être exécuté directement sur Wii grâce au projet re3-wii.
 
Ce portage non officiel s’appuie sur re3, un projet open source visant à reconstruire le moteur de GTA III grâce au travail de rétro-ingénierie réalisé sur le jeu original.
 
 
 
 
 
Liberty City s’installe sur la Wii
 
L’objectif de re3-wii est relativement simple : adapter le moteur de GTA III afin de le rendre compatible avec le matériel de la Wii. Le projet reprend également des travaux précédemment réalisés pour la Wii U par Gary Oder Nichts, en les adaptant à la console de génération précédente.
 
Le résultat permet de retrouver Liberty City sur Wii, avec une expérience proche de celle du jeu original. Le portage conserve notamment les modèles, textures et sons provenant de GTA III.
 
 
 
 
 
 
Et pour ceux qui ne possèdent plus de Wii fonctionnelle, bonne nouvelle : re3-wii peut également être lancé avec l'émulateur Dolphin, ce qui permet de tester le projet directement sur PC.
 
Un véritable portage, pas de l'émulation
 
L'un des aspects intéressants du projet est qu'il ne s'agit pas simplement de faire tourner la version PC de GTA III à travers un émulateur.
 
re3-wii adapte directement le moteur du jeu à l'architecture de la Wii. Les ressources originales de la version PC sont utilisées pour fournir les données nécessaires au fonctionnement du jeu.
 
Cette approche permet également au projet de profiter des évolutions du code source de re3 et, potentiellement, des futures optimisations apportées par la communauté.
 
Ce qu'il faut pour jouer
 
Pour profiter de GTA III sur Wii, il faudra disposer de :
 
Une Wii compatible Homebrew Channel.
Une carte SD ou un périphérique USB.
Le fichier boot.dol de re3-wii.
Une copie légale de GTA III sur PC, nécessaire pour récupérer les ressources du jeu.
 
L'installation reste relativement simple. Il suffit de créer le dossier :
 
apps/re3
 
sur la carte SD ou le périphérique USB, puis d'y placer le fichier boot.dol.
 
Les fichiers nécessaires provenant de votre copie PC de GTA III doivent ensuite être placés dans ce même répertoire. Le lancement s'effectue directement depuis le Homebrew Channel.
 
Sur Dolphin, la procédure est similaire en utilisant la structure virtuelle de la carte SD.
 
Une Wii qui continue de nous surprendre
 
Même près de vingt ans après son lancement, la Wii reste particulièrement intéressante pour la scène homebrew. Après de nombreux ports, émulateurs et projets communautaires, voir GTA III fonctionner nativement sur la console constitue une nouvelle démonstration de ce que les développeurs indépendants peuvent encore tirer de son matériel.
 
Le projet re3-wii est actuellement disponible en version 2, publiée le 5 septembre 2026. Les développeurs précisent également que le projet peut être compilé avec devkitPro pour ceux qui souhaitent construire eux-mêmes leur version.
 
 
À retenir : re3-wii offre donc une nouvelle manière de redécouvrir GTA III sur Wii, sans émulation, en s'appuyant sur un moteur reconstruit et adapté à la console Nintendo. Un projet particulièrement intéressant pour les amateurs de homebrew et de ports rétro.
 
 
 

Ghostship 3.0.0 : le portage passe à la vitesse supérieure avec Vulkan, Android, iOS et...

Hier, 06:20

Le projet Ghostship, développé par l’équipe de HarbourMasters, franchit une nouvelle étape majeure avec la publication de Nautilus – Alfa 3.0.0. Cette nouvelle version apporte une quantité impressionnante d’évolutions et transforme progressivement le projet en une véritable plateforme moderne autour de Super Mario 64.
 
Pour rappel, Ghostship s’inscrit dans la continuité du travail réalisé autour des projets de HarbourMasters et propose une version modernisée du célèbre jeu de Nintendo 64, avec notamment une architecture pensée pour le modding, des améliorations graphiques et des fonctionnalités réseau.
 
Cette version 3.0.0 marque surtout l’arrivée de nouvelles plateformes, puisque Ghostship peut désormais être compilé pour Android et iOS, mais également fonctionner directement dans un navigateur grâce à une version Web basée sur Emscripten.
 
 
 
 
 
 
 
Android, iOS et même le Web
 
L'une des principales nouveautés de cette Alfa 3.0.0 concerne son ouverture à de nouveaux environnements.
 
Ghostship dispose désormais de cibles officielles pour : Windows, Linux, Steam Deck, macOS, Android, iOS et Web via Emscripten
 
La version Android bénéficie notamment d’un système permettant l’extraction des données directement depuis l’appareil. Une évolution particulièrement intéressante pour faciliter l’installation et l’utilisation du projet sur les appareils mobiles.
 
Une version Web fait également son apparition avec IDBFS, permettant de conserver les données localement, ainsi qu’un déploiement automatique via GitHub Pages.
 
Le projet propose d’ailleurs une démonstration jouable directement en ligne.
 
Un nouveau moteur graphique basé sur Vulkan
 
Ghostship 3.0.0 ne se contente pas d’ajouter des plateformes. Le moteur de rendu évolue également de manière importante.
 
Les développeurs ont intégré un backend Vulkan, offrant une nouvelle voie de rendu moderne et particulièrement intéressante pour les plateformes compatibles.
 
Le système graphique bénéficie également d’un véritable mécanisme de post-traitement multipasse, avec la possibilité d’utiliser des shaders personnalisés.
 
Une nouvelle section Shaders fait son apparition dans les menus et permet de gérer ces effets.
 
Les variables internes du moteur peuvent également être exposées sous forme d’uniformes pour les shaders personnalisés, ce qui ouvre la porte à des modifications graphiques beaucoup plus poussées.
 
 
 
 
Support des textures HD
 
Autre amélioration importante : Ghostship prend désormais en charge les textures haute définition.
 
Le système intègre notamment :
 
la génération automatique des mipmaps ;
le chargement asynchrone des textures ;
la libération différée des ressources ;
un nouveau système de chargement PNG.
 
Les développeurs ont également corrigé plusieurs problèmes liés au rendu, notamment concernant Metal sur macOS, les effets de post-traitement, le viewport et le depth clamp.
 
De nombreux ajustements ont aussi été apportés aux systèmes LOD et au dithering.
 
Une API de modding qui prend de l'ampleur
 
C’est probablement l’un des aspects les plus intéressants de cette version 3.0.0.
 
Ghostship continue de développer une véritable API destinée aux mods, permettant aux créateurs de modifier de plus en plus profondément le fonctionnement du jeu.
 
Cette nouvelle version ajoute notamment de nombreux événements liés au cycle de vie du moteur, au rendu, au HUD, à la caméra, aux niveaux, aux entités, aux sauvegardes, à la sélection de fichier et au menu pause.
 
Une API dédiée au clavier fait également son apparition, tout comme des callbacks ImGui permettant aux mods C d'afficher leurs propres éléments.
 
Le système de persistance pour les mods permet par ailleurs de conserver différentes données, notamment au niveau du joueur, des canaux et de son identité.
 
Les développeurs ont également exporté un grand nombre de symboles auparavant statiques afin de les rendre accessibles aux mods.
 
Autrement dit, Ghostship devient progressivement bien plus qu’un simple portage : la plateforme commence à offrir une véritable base de développement pour créer et modifier l’expérience Super Mario 64.
 
Le multijoueur et le réseau renforcés
 
Ghostship 3.0.0 améliore également toute la partie réseau.
 
Les WebSockets passent désormais par mbedTLS, avec l’activation du TLS sous Linux.
 
Le système de relais bénéficie aussi d’une gestion des versions afin d’éviter les conflits entre différentes versions du jeu.
 
Le support de Satella peut désormais être activé via une option dédiée dans les outils développeur, tandis que plusieurs problèmes de connexion sous macOS ont été corrigés.
 
Le projet met d’ailleurs à disposition une infrastructure permettant de jouer en ligne.
 
De nombreux correctifs côté gameplay
 
Cette nouvelle version corrige également plusieurs problèmes parfois particulièrement gênants.
 
Parmi les corrections apportées :
 
les Goombas qui pouvaient tuer Mario instantanément ;
des crashs lors du chargement des sauvegardes ;
la conversion d'anciennes sauvegardes ;
l'effacement de la sauvegarde après un Game Over ;
l'arrière-plan de l'écran titre après un Game Over ;
le comportement incorrect de la clé de Bowser ;
le suivi et l'affichage des succès ;
plusieurs problèmes d'interpolation du texte ;
le curseur de la main de Mario ;
le skybox ;
un crash lié à la synthèse audio lors du redémarrage d'un niveau ;
le crash lors de la fermeture du jeu.
 
Les succès sont désormais activés par défaut.
 
Une extraction des données améliorée
 
Le processus d'extraction évolue lui aussi.
 
Ghostship récupère notamment un flux d'extraction amélioré avec confirmation lors d'une nouvelle extraction, génération unique de sm64.o2r et affichage plus lisible des erreurs liées à Torch.
 
Les anciennes archives sm64.o2r restent compatibles malgré une modification de l'ordre des octets du CRC dans Torch.
 
La gestion des caractères spéciaux dans les chemins a également été corrigée.
 
Nautilus – Alfa 3.0.0 est donc une mise à jour particulièrement importante pour Ghostship.
 
Entre Vulkan, les textures HD, le système de shaders, Android, iOS, le Web, l'API de modding renforcée et les améliorations réseau, cette nouvelle version montre clairement que le projet poursuit une direction ambitieuse.
 
Ghostship est désormais disponible sur Windows, Linux/Steam Deck, macOS, Android et iOS, tandis qu’une version Web peut également être testée directement depuis un navigateur.
 
Les fichiers nécessaires sont disponibles sur le dépôt officiel du projet.
 
Attention : comme son nom l'indique, cette version reste une Alfa. Des bugs et des problèmes de compatibilité peuvent donc encore être présents. Comme toujours avec ce type de projet, l’utilisation nécessite de disposer légalement des données du jeu nécessaires à l’extraction.
 
Téléchargement : Ghostship Alfa 3.0.0