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Sujets que j'ai initiés

[Switch] Une faille DHCP permet un détournement du flux de contrôle via le Wi-Fi local

aujourd'hui, 06:39

Un rapport de sécurité concernant la Nintendo Switch a été dévoilé le 15 octobre 2026. Référencée sous le numéro CVE-2026-82079, cette vulnérabilité touche le système de communication sans fil local de la console et met en évidence un dépassement de tampon sur la pile dans le serveur DHCP associé aux fonctionnalités LDN/LP2P. Découverte par le chercheur en sécurité moehw, la faille pourrait permettre à un attaquant situé à portée du réseau sans fil d'exécuter du code arbitraire en exploitant une corruption de la mémoire et des techniques de programmation orientée retour, également appelées ROP.
 
 
 
 
Un dépassement de tampon dans le serveur DHCP
 
Le problème se situe dans le traitement des paquets réseau reçus lorsque la Nintendo Switch héberge une session de communication sans fil locale. Ce fonctionnement peut notamment intervenir lors de certaines activités utilisant les communications locales entre consoles. D'après le rapport, le module système exécute un serveur DHCP et réassemble les données reçues dans un tampon de pile de taille fixe, sans vérifier correctement la taille totale des données copiées. Un paquet DHCP spécialement conçu peut alors dépasser les limites prévues et écraser des données présentes sur la pile, notamment des registres sauvegardés et une adresse de retour. Cette corruption peut détourner le flux normal d'exécution du programme. Le chercheur explique que la modification de l'adresse de retour permettrait de rediriger l'exécution vers une zone du code du module, en exploitant notamment une partie de l'adresse de retour sauvegardée.
 
Le rapport décrit ainsi une vulnérabilité potentiellement exploitable à proximité de la console, sans nécessiter que l'attaquant dispose initialement d'un accès physique à celle-ci. L'exploitation reste toutefois dépendante des conditions techniques nécessaires et ne signifie pas qu'une exécution de code fiable est automatiquement obtenue dans toutes les situations.
 
Une vulnérabilité signalée à Nintendo dès mai 2026
 
La chronologie du rapport permet de retracer plusieurs étapes importantes :
- 30 mai 2026 : moehw soumet la vulnérabilité à Nintendo.
- 11 juin 2026 : le rapport passe au statut « Trié ».
- 4 septembre 2026 : Nintendo récompense le chercheur et le rapport est marqué comme résolu.
- 10 septembre 2026 : la gravité est réévaluée à plusieurs reprises, avec une dernière valeur indiquée de 7,0, correspondant à un niveau élevé.
- 14 septembre 2026 : le chercheur demande la divulgation publique.
- 15 octobre 2026 : le rapport est rendu public, après acceptation de la divulgation.
 
La vulnérabilité a donc été signalée plusieurs mois avant sa publication. Nintendo a attribué une récompense au chercheur, ce qui confirme la prise en compte du signalement dans le cadre de son processus de sécurité.
 
Quel impact pour le hack de la Switch ?
 
Cette découverte intéresse naturellement la scène homebrew et les chercheurs qui étudient l'architecture de la Nintendo Switch. Une faille permettant potentiellement un détournement du flux de contrôle par le réseau local constitue une piste de recherche importante, notamment parce qu'elle concerne un composant système lié aux communications sans fil. Il faut néanmoins distinguer une vulnérabilité de sécurité d'un exploit public directement utilisable. Le rapport décrit un mécanisme de corruption mémoire et une possibilité d'exécution de code, mais ne constitue pas, à lui seul, la publication d'un outil de hack prêt à l'emploi.
 
Par ailleurs, le statut « résolu » indiqué dans la chronologie ne permet pas, à lui seul, de déterminer quelles versions du firmware sont corrigées ni si toutes les consoles concernées bénéficient d'un correctif.
 
Référence CVE : CVE-2026-82079
 
Cette publication apporte donc un nouvel élément aux recherches sur la sécurité de la Nintendo Switch. Reste à savoir si cette vulnérabilité donnera lieu à des travaux d'exploitation supplémentaires ou si son intérêt restera principalement lié à l'analyse technique du système réseau de la console.
 
 
 

[PS5] Linux sur PS5 : le support descend aux firmwares 12.40, 13.00 et 13.20

aujourd'hui, 06:26

Le développement de Linux sur PlayStation 5 continue de progresser avec plusieurs nouveautés intéressantes. D'un côté, Ouroboroshen publie la version 3.1 puis 3.2 de ps5-linux-loader, qui ajoute la prise en charge des firmwares 13.00 et 13.20. De l'autre, le développeur Wigglez-sudo propose un projet dédié au firmware 12.40, avec un loader capable de démarrer Linux en conservant l'initialisation du GPU et l'affichage opérationnels. Ces deux travaux contribuent à élargir les possibilités d'exécution de Linux sur PS5, avec des approches adaptées à différentes versions du firmware.
 
 
 
ps5-linux-loader v3.1 : les firmwares 13.00 et 13.20 ajoutés
 
Le développeur Ouroboroshen vient de publier ps5-linux-loader v3.2. Cette nouvelle version apporte deux ajouts clairement identifiés dans les notes de publication : la prise en charge du firmware 13.00 et celle du firmware 13.20. Ce loader s'inscrit dans les travaux consacrés au démarrage de Linux sur la console de Sony. L'ajout de ces deux versions système permet d'étendre la compatibilité du projet, même si la publication ne détaille pas d'autres changements techniques.
 
La version 3.2 est disponible sur GitHub, où les utilisateurs peuvent retrouver les fichiers du projet et consulter les évolutions du code source.
 
Téléchargement : ps5-linux-loader v3.2
 
Firmware 12.40 : un loader Linux avec GPU et affichage opérationnels
 
En parallèle, Wigglez-sudo présente le projet ps5-linux-1240-build, consacré au firmware 12.40. Son objectif est de proposer un loader fonctionnel capable de démarrer Linux sur une PS5 compatible, avec le GPU initialisé et l'affichage actif. Le projet s'appuie sur une image Ubuntu dédiée à Linux sur PS5, à installer sur une clé USB ou un SSD. L'image fournie, ps5-ubuntu2604.img.xz, pèse environ 1,91 Go une fois téléchargée sous forme compressée. Le loader spécifique au firmware 12.40, distribué au format ELF, ne représente quant à lui qu'environ 206 Ko. Le fonctionnement repose sur un mécanisme d'armement du loader qui ne peut être déclenché qu'une seule fois par démarrage. Après son exécution, la console passe en mode repos. Il faut attendre que le voyant orange cesse de clignoter, puis rallumer la PS5 pour lancer Linux. Pour effectuer un nouvel essai, un cycle d'alimentation complet est nécessaire.
 
Le développeur précise que le support de stockage doit disposer d'au moins 64 Go et que l'image peut être écrite avec un outil comme Balena Etcher ou avec la commande dd. Le stockage doit ensuite être connecté à un port USB arrière ou au port USB-C avant inférieur de la console.
 
Projet et fichiers : ps5-linux-1240-build  
 
Deux avancées complémentaires pour Linux sur PS5
 
Ces deux publications illustrent les efforts menés pour étendre la compatibilité de Linux sur différentes versions du logiciel système de la PS5. La mise à jour de ps5-linux-loader apporte de nouveaux firmwares pris en charge, tandis que le projet de Wigglez-sudo cible spécifiquement le firmware 12.40 avec un démarrage Linux annoncé comme fonctionnel. Attention toutefois : le projet 12.40 nécessite une console permettant déjà d'exécuter le loader dans les conditions requises. Les informations publiées ne permettent pas de conclure à une compatibilité universelle avec toutes les PS5 ni à une prise en charge complète de l'ensemble des composants matériels sous Linux.
 
 

[PS5] MihawkOS v1.0.0 Alpha-1 : un bureau Windows débarque sur PS5 pour lancer des appl...

aujourd'hui, 06:01

Chers amis sunriseurs, une nouvelle étape vient d'être franchie dans l'univers du homebrew PlayStation 5. Le développeur Mihawk-99, après nous informer qu'il y a passé plusieurs nuits blanches depuis 1 mois, propose MihawkOS v1.0.0-alpha-1, un projet expérimental qui permet de lancer des programmes Windows directement depuis une PS5 Pro, à travers un environnement complet inspiré de Windows 11. L'objectif est de réunir un environnement d'exécution compatible avec les applications Windows et une véritable interface de bureau, avec barre des tâches, menu Démarrer, explorateur de fichiers et navigateur web. Le projet repose sur Wine, accompagné de plusieurs composants issus de l'écosystème Proton. DXVK assure la traduction de Direct3D 11, VKD3D-Proton prend en charge Direct3D 12, tandis que Mesa Zink permet de gérer OpenGL. Cette combinaison ouvre la voie à l'exécution de logiciels Windows 32 et 64 bits, sans passer par une installation classique de Windows sur la console.
 
 
 
 
Un véritable environnement Windows sur PS5
 
MihawkOS ne se limite pas à afficher une interface graphique. Le système permet d'exécuter plusieurs programmes Windows simultanément, jusqu'à huit applications avec leurs processus enfants. L'environnement intègre également la gestion du réseau, la prise en charge du son et différents périphériques, dont la DualSense via XInput, le pavé tactile utilisé comme pointeur, ainsi que les claviers et souris USB. Le bureau dispose de son propre explorateur de fichiers, d'un menu Démarrer avec recherche et raccourcis, ainsi que de MihawkBrowser, un navigateur basé sur Chromium Embedded Framework. Les programmes peuvent être placés dans le répertoire C:\Games afin de générer des raccourcis sur le bureau. Un mode spécifique permet également de transmettre directement l'affichage à un jeu en plein écran, en quittant temporairement l'interface graphique. Le développeur a aussi intégré plusieurs mécanismes de protection et de diagnostic. Les erreurs peuvent déclencher des notifications système sur la PS5, tandis qu'un dispositif de surveillance mémoire peut fermer un programme consommant trop de ressources afin de limiter les risques de blocage de la console.
 
Une première version alpha déjà fonctionnelle
 
Cette version 1.0.0-alpha-1 s'appuie sur des tests réalisés directement sur la console. Le développeur indique notamment avoir effectué une installation complète après redémarrage de la machine, depuis la préparation du runtime jusqu'à la création de l'environnement Windows et au lancement du bureau. Le processus d'installation depuis une clé USB a également été testé, avec la possibilité de reprendre une installation interrompue par une déconnexion du support.
 
La batterie de tests de cette version a obtenu 93 résultats positifs sur 94 cas, le dernier étant comptabilisé comme un échec à cause d'un problème de lecture du journal de test, alors que le scénario concerné aurait fonctionné correctement. Ces résultats restent néanmoins ceux d'un projet en développement et ne constituent pas une garantie de compatibilité pour l'ensemble des logiciels Windows.
 
Plusieurs limitations sont encore présentes. L'installation du runtime via HTTPS et les mises à jour automatiques signées ne sont pas encore validées sur la console. Certains installateurs anciens en 32 bits nécessitent également des ajustements, et des problèmes peuvent survenir avec la manette lors du premier lancement d'un jeu dans un nouvel environnement. Le développeur prévient par ailleurs qu'un blocage complet de la console reste possible.
 
 
 
 
 
Une compatibilité limitée à la PS5 Pro sous firmware 10.01
 
Pour le moment, MihawkOS a été testé exclusivement sur une PS5 Pro équipée du firmware 10.01. Une console capable d'exécuter du homebrew est indispensable, tout comme ShadowMountPlus pour monter le titre. L'installation nécessite également un PC Linux x86_64 pour compiler le projet et transférer les fichiers sur la console, ainsi qu'une clé USB compatible pour installer le runtime.
 
Le projet ne fournit ni jailbreak ni jeux : les utilisateurs doivent disposer de leurs propres outils homebrew et fichiers. Il faut également prévoir environ 3,5 Go d'espace libre dans /data, avant même d'ajouter les jeux et applications.
 
MihawkOS est distribué sous licence libre GNU GPL v3 ou ultérieure. Son code source et les fichiers de cette première version alpha sont disponibles sur GitHub. Avec MihawkOS, le développeur explore une approche intéressante : transformer la PS5 en une plateforme capable d'accueillir des applications Windows depuis un bureau dédié, plutôt que de se limiter aux applications natives de la console. Le projet est déjà fonctionnel sur le matériel ciblé, mais reste expérimental et devra encore progresser en matière de compatibilité, de stabilité et de facilité d'installation.
 
Téléchargement et sources : MihawkOS v1.0.0-alpha-1
 

[PS5] Le firmware 14.10 est fragilisé, mais le chemin sera compliqué

aujourd'hui, 05:53

Les choses bougent autour du firmware 14.10 de la PlayStation 5. Le développeur Echo Stretch a partagé plusieurs messages sur X qui confirment que des travaux sont en cours sur kstuff, tout en apportant quelques précisions sur les difficultés rencontrées. Si les premiers retours montrent que la recherche progresse, le chemin vers une éventuelle compatibilité complète pourrait être un plus long que prévu. Il y a quelques heures, Echo Stretch indiquait rencontrer un petit problème avec kstuff sur le firmware 14.10, précisant qu'il travaillait activement dessus. Cette déclaration constitue un signe intéressant : le développeur teste bien la prise en charge de cette version du système et cherche à résoudre les problèmes techniques rencontrés sur le tout dernier firmware de la PS5.
 
 
 
 
 
 
 
Toutefois, il a rapidement tempéré les attentes. Selon lui, le firmware 14.10 ne sera pas aussi simple à prendre en charge qu'il pouvait le laisser penser. Des modifications seront nécessaires et, même une fois les éléments techniques compris, leur correction demandera du temps. Il ne faut donc pas s'attendre à une compatibilité finalisée dans l'immédiat. Echo Stretch évoque également le firmware 14.00, qui pourrait présenter de meilleures perspectives, peut être que ce firmware est plus fragile encore que le 14.10. Il reste néanmoins prudent, en précisant que seul le temps permettra de savoir quelle version sera la plus favorable aux travaux en cours.
 
Le firmware 14.10 toujours dans le viseur
 
Ces messages sont donc à prendre comme un signe d'activité autour de kstuff sur le firmware 14.10, et que les choses avancent. Le développeur semble avancer dans ses essais, mais plusieurs obstacles restent à surmonter avant de pouvoir confirmer un résultat exploitable. Pour les utilisateurs qui souhaitent profiter des prochaines avancées de la scène PS5, la recommandation reste inchangée : ne mettez pas à jour votre console et restez sur le firmware 13.60 ou une version inférieure.
 
Aucune date de sortie ni aucune compatibilité définitive n'ont été annoncées à ce stade. Les prochains retours d'Echo Stretch seront donc particulièrement intéressants pour mesurer les progrès réalisés sur kstuff et déterminer si le firmware 14.10 pourra, à terme, être pris en charge.
 
 

[PS5] GeZine tease le firmware 14.10 avec un mystérieux Hello 14.10

hier, 22:25

Le développeur GeZine vient de publier un message particulièrement bref sur X, avec seulement trois mots : « Hello 14.10 ». Une déclaration qui attire l’attention alors que le firmware 14.10 de la PlayStation 5 est au centre de nouvelles recherches en matière de sécurité.
 
 
 
 
 
 
Cette publication, partagée au travers d'une vidéo sur le compte @gezine_dev, ne donne pour le moment aucun détail technique. Le développeur ne précise pas s’il travaille sur une faille, un exploit ou un nouvel outil destiné à ce firmware.
 
Dans le contexte actuel, cette référence au firmware 14.10 pourrait néanmoins susciter l’intérêt de la scène homebrew PS5. Les recherches autour de WebKit et les travaux récemment évoqués par différents développeurs entretiennent les discussions sur les possibilités d’évolution du jailbreak de la console de Sony.
 
Il convient toutefois de rester prudent : aucune faille exploitable ni aucun jailbreak du firmware 14.10 ne sont confirmés par ce simple message, mais les avancées sont très nombreuses.